Le lundi 26 avril 2010

Promenade dans la Somme

Bien joli département, situé entre l'Oise et le Pas-de-Calais.




Chine al' rederie d'Amiens (8h-17h = t'as plus de jambes !).
Toujours une très belle brocante comme on en trouve de moins en moins... sauf que les prix ne vont pas à la baisse.





Quelques bricoles chinées :

Le mardi 20 avril 2010

Couverture mouton

Dernier modèle du n°33 de Phildar mailles baby. (On admire toujours le mélange des couleurs).
Pour apprendre à faire le point de fourrure au crochet.



Cliquez sur les explications pour les voir en plus grand.

Le samedi 17 avril 2010

Un petit crochet en train

Charlotte est contente. Elle est en vacances et a prévu de se balader à Paname. Elle composte son ticket, emprunte le souterrain et remonte sur le quai n°2 comme indiqué sur le panneau d'affichage (des horaires, des destinations et des quais).
Elle monte dans le RER prévu à 9h30, destination la capitale et ouvre son livre. Sa sœur lui a dit de monter dans le wagon de queue pour être au plus près du bus qui la mènera chez elle, dans le 12ème arrondissement.

Un train s'arrête sur le quai d'en face et la voix féminine qui sort du haut parleur, sur le quai, annonce que le train de prend pas de voyageur; tout le monde est prié de descendre. Les lumières s'éteignent, signe que ce train ne prendra effectivement pas de voyageurs.

Sans autre avertissement, la sonnerie retentit, les portes se ferment, le train, dans lequel Charlotte s'est installée, démarre et les lumières s'éteignent. Assise dans le dernier wagon, elle n'a pas pu voir les quelques passagers descendre du train en catastrophe. ça y est, le piège s'est refermé. Charlotte est dans un train qui ne prend pas de voyageurs, lumières éteintes, portes closes.

Elle ne sait pas où il l'emmène et commence à flipper. Le cœur de Charlotte s'emballe. Calme toi, respire et cela va passer se dit-elle.

1er réflexe : essayer d'ouvrir les portes en appuyant désespérément sur le bouton. Elles sont bloquées. Peut-être que le conducteur va se rendre compte qu'une personne est dans le train mais visiblement ce n'est pas le cas. Ou alors, il fait la sourde oreille. Elle ne sait pas, elle n'est pas une spécialiste des trains même si enfant, elle espérait devenir conductrice à la SNCF (c'est con, elle est devenue Thérèse !)

2ème réflexe : Vérifier si elle est seule dans le wagon, rapide coup d'œil, elle est bien seule.

3ème réflexe : Où sont les toilettes ? Si le train dépasse Paname et l'emmène loin, elle va flipper encore plus, peut-être mourir parce que son cœur bat de plus en plus vite et qu'il va exploser. Peut-être aussi qu'elle va se liquéfier et se vider parce que Charlotte, elle a les intestins fragiles. Ouf, les toilettes sont là et accessibles même s'il n'y a pas de p.cul.

Le train roule doucement comme un bon RER et ralentit à l'approche de chaque gare mais ne s'arrête pas, laissant sur les quais les passagers qui attendent le train suivant.
Plusieurs fois, elle voit des agents de la SNCF. Elles les reconnait à cause du gilet fluorescent qu'ils portent et du drapeau dans leur main. Charlotte leur fait signe mais ils ne regardent pas dans sa direction.
Charlotte se dit qu'elle va tirer le signal d'alarme mais hésite ; elle n'est pas en situation de danger. Elle va se ramasser une amende salée. Elle est simplement dans un train où elle ne devrait pas se trouver. Et Charlotte est trop bien élevée pour tirer le signal d'alarme, faire stopper un train au beau milieu de 2 gares.

Le voyage lui semble long : le train emprunte des voies qu'elle ne reconnaît pas, probablement des voies parallèles pour ne pas gêner le trafic des autres trains qui eux, sont remplis de passagers. Il passe dans une zone de lavage des trains. Là aussi, elle aperçoit des employés mais ils ne la voient pas. Le train longe maintenant un mur où court des barbelés.

Elle imagine que le RER ne va jamais s'arrêter, qu'elle va se retrouver à Lille. Milles histoires lui passent par la tête. Son cerveau fonctionne à 10000 pensées/minute.

Pour une fois, Charlotte a pris son portable. Il est chargé. Elle a des unités pour appeler. Mais qui? Sa sœur parce qu'elle ne voudrait pas qu'elle s'inquiète si elle reste coincée dans un souterrain non éclairé quelque part au milieu de nul part.
Elle a du mal à parler tellement elle est effrayée.Elle a du mal à trouver ses mots et n'a plus de salive. Soeurette tente de la rassurer.
Un appel à la SNCF tombe à l'eau : c'est un répondeur de merde et visiblement, ça peut durer longtemps. Et puis la SNCF, elle n'a pas prévu la touche n° 79 pour le cas où tu es coincée dans le train fantôme.

Enfin le train ralentit et s'immobilise au milieu des voies. Le voyage a été court : 30 mn au lieu des 45mn habituellement. Charlotte reconnait le bruit du train qui relâche la pression, du moins croit-elle le reconnaître.
Les portes ne s'ouvrent toujours pas. Alors Charlotte, au bout de quelques instants, tire sur le signal d'alarme. Les portes semblent se débloquer et s'ouvrir de quelques centimètres. Charlotte écartent avec vigueur les portes qui enfin la libèrent.

Il n'y a pas de quai ni d'un côté ni de l'autre du train.De quel côté descendre ? Elle aperçoit au loin, un panneau indiquant Paris-Bercy. Charlotte pense que le train pourrait repartir alors elle descend de celui-ci, le cul sur les marches pour ne pas se casser la figure (c'est haut un train quand il n'a pas de quai !).
Elle cherche le conducteur du train mais ne le voit pas. Pourtant, il a bien du quitter le train . Il a probablement emprunté un passage connu de lui seul.

Charlotte a toujours le cœur qui bat la chamade. Vite, rappeler sa sœur pour la rassurer : le train s'est enfin arrêté et elle n'est pas très loin de chez elle. Elle va même gagner deux stations de bus... si elle ne meurt pas écrabouillée par un TGV.
Alors, Charlotte regarde bien à droite et à gauche avant de traverser chaque voie. Elle ne compte pas le nombre de voies, trop préoccupée à ne pas se faire foutre en l'air par un TGV.
Au bureau, on dirait : "elle avait l'air stressée, fatiguée ces derniers temps, mais quand même aller se jeter sous un train, on aurait pas cru ..."
D'ailleurs, elle se dit que ce n'est pas une bonne façon de se flinguer : trop douloureux et quelle boucherie ! Il y a des moyens moins violent, très certainement.

Charlotte rejoint enfin la terre ferme et remonte en direction d'une fin de quai. Ouf, elle est arrivée vivante. Elle respire.

Charlotte se relâche et maudit la SNCF pour son manque d'information à la gare de départ. Elle l'injurie pour ne pas avoir fait le tour du train et s'assurer que tous les voyageurs soient descendus.Elle l'insulte parce qu'elle aurait pu mourir dans le wagon , que si elle avait été handicapée ou âgée, c'était la même chose. Elle gueule contre la SNCF qui depuis que les usagers (du service public) sont devenus des clients (d'une société commerciale), elle en a strictement rien foutre des personnes qu'elle transporte sauf sur les grandes lignes, et encore...


Les psy en tout genre s'accordent à dire que c'est important de mettre des mots sur des faits, pour éviter les traumatismes. Alors voilà, Charlotte le fait aujourd'hui.
Depuis cet épisode malheureux, Charlotte a dû reprendre la train et , elle a pu vérifier ce qu'elle disait à ses proches : jamais le message n'avait été diffusé dans le train mais bien à l'extérieur, sur le quai. Dans le dernier train qu'elle a pris, elle a clairement entendu dans le train, l'annonce de tous les arrêts dans les gares.

Après cette aventure, elle a repensé à un petit train, crocheté il y a 8 ans, pour son neveu. Le voici, pour vous.



Le mercredi 14 avril 2010

Bonnet vert

Mouaiff... là, j'avoue, j'ai un peu de mal. Je ne sais pas si c'est la couleur, la grosseur de la laine, la fleurette bleue et rose au milieu du vert ou bien l'ensemble. Mais, bon, on a le droit d'aimer.

Le lundi 12 avril 2010

Nom

Aujourd'hui, j'ai bénéficié d'un stage sur le nom et la filiation (merci patron!). Stage très intéressant pour faire le point sur mes connaissances et lacunes en matière de nom et de filiation surtout après 5 réformes pondues en 8 ans.
Du coup ça m'a rappelé ce petit billet que j'avais écrit, un jour, après m'être fait emmerder pour la nième fois par un fonctionnaire qui prétendait connaître parfaitement la législation en matière d'état civil, qui se la pétait ou plutôt pensait avoir un gros pouvoir, celui d'interpréter la loi à sa sauce en toute impunité.

******
Mon nom, ton nom, son nom… (titre du billet)

C’est quoi un nom de jeune fille ? Et un nom d’épouse ?
Je ne connais et ne porte qu’un seul nom : celui qui figure dans mon acte ma naissance. C’est mon nom de famille. Tout simplement.
D’ailleurs j’aurais aimé porter le nom de ma grand-mère maternelle. Il a toujours sonné juste à mon oreille. Je le trouvais beau et doux (j'adorais ma grand-mère !)
Et puis c’est compliqué : un mariage et on change de nom sinon le petit mari pense qu’on ne l’aime pas tout à fait. Un divorce et hop, re-changement de nom (Et faut l’accord du gentil mari devenu tout d’un coup le pourri d’ex -mari, pour continuer à le porter. Les femmes justifient cela par « ça va perturber les enfants !»)
Tout au long de votre vie on vous appelle Madame Pierre DUCHEMOL et le pire c’est quand vous devenez Madame veuve Pierre DUCHEMOL. Vous y comprenez quelque chose à tout ça, vous ? Moi non.

Je n'ai jamais porté d'autre nom que mon nom de famille mais combien de fois ai-je dû me battre ,faire refaire ma carte de sécu, un bulletin de salaire, un arrêté de nomination, ma carte bancaire...

Combien de fois ai-je dû me justifier... surtout auprès de services administratifs : mais comment vous avez fait pour le garder ? Vous avez payé combien pour le garder ? Mais si vous ne voulez pas porter le nom de votre mari, alors pourquoi vous l'avez épousé ? (parce qu'il en a une grosse et que.... elle est devenue toute rouge avant que j'ai eu le temps de terminer ma phrase).
Et dès que je dois indiquer ma situation matrimoniale, hop, on change mon nom sans me demander mon accord et c'est la guerre.

Au fait, pour les hommes, de leur nom pourquoi ne dit-on pas que c'est un nom de puceau ?

Le dimanche 11 avril 2010

Minuit, l'heure du crime

Ours brun passait par là et n'a pu résister. Il a pris une photo de Cachou. Il est un peu plus de minuit. C'est le repos du guerrier.


Gros plan de sa gueule (de chat-chat) :

Le samedi 10 avril 2010

Essai au tricot

Non, non, je ne suis pas pressée d'être grand-mère... Pas de psychologie de Monoprix, s'il vous plaît !
C'est juste un essai au tricot (ma bête noire). Ce sont des chaussons pour le poupon Romuald qui en avaient assez d'être pieds nus. Il me l'a dit. Oui, oui, je parle aux baigneurs et poupées!
Essai au point mousse et ce n'est pas mal du tout. Longueur : 6 cm.


PS : Vous avez vu la petite astuce... un mouchoir en papier pour remplir le chausson de droite? Il avait une drôle de forme, celui là, tout tordu.

Le mardi 6 avril 2010

Chaussons crochetés

Chaussons couleurs chocs : du vert, du jaune et du orange.
Crochet n° 3,5.

Le dimanche 4 avril 2010

Du bleu pour Pimprenelle

Pull au crochet filet. Coton n°8 de Phildar acheté il y a ... (je ne me souviens plus et Phildar ne le fait plus)... et crocheté avec un crochet n° 7, tout en mailles filet. Simple et très rapide. Et en plus, il plaît à Pimprenelle !


Le vendredi 2 avril 2010

Thérèse en taule

J’ai aussi exercé en qualité de Thérèse pénitentiaire dans différentes prisons et un tribunal pendant de nombreuses années.
Passionnant, déroutant. Expérience inoubliable J’y ai vu des choses très dures. Ça passe ou tu te casses.
La crasse des cellules au tribunal et les prisons ; la honte de notre pays ? … je confirme.
Il y a un truc que ne pourra jamais montrer la télé au sujet des prisons, c'est l'odeur. L 'odeur de renfermé, de pisse et cette odeur de vieille serpillière usée jusqu'à la corde, qui sert à laver le sol, serpillière trempée et retrempée dans un seau d'eau tiédasse sans détergent parce que ça coûte trop cher. D'ailleurs j'ai toujours pensé que les images à la télé, ne montraient jamais l'état réel des prisons. Même la plus grande prison d'Europe parait propre ou alors on n'autorise les tournages que dans les lieux les plus clean.
La prison, c’est loin d’être le club Med comme l’imaginent les gens. D’ailleurs à ceux qui en sont persuadés, je leur suggère d’aller y faire un petit séjour voir si c’est si bien que cela et on en reparlera. On peut avoir une petite idée de l’espace en louant un studio cabine pour trois personnes à la montagne (la montagne en moins). Autre possibilité : louer une chambre à l'hôtel Formule machin et y vivre à 3 (à 4 c'est plus réaliste) pendant quelques jours sans sortir. Ne pas oublier de faire sa toilette devant les autres et pisser dans le lavabo. Pour la douche, c'est aussi à l'extérieur.
La prison, c’est le lieu par excellence où un primo délinquant apprends à faire toutes les conneries qui le ramèneront en taule. C’est surtout l’endroit où l’homme apprend la haine.
Les inégalités sociales de l’extérieur, tu trouves les mêmes à l’intérieur et accentuées par le lieu « fermé ».
Si tu n’as pas de sous, tu ne peux pas avoir la télé, t’acheter du Nes ou du papier cul (eh oui messieurs et mesdames, rien n’est gratuit, la télé non plus, elle est même plus chère qu’a l’hôpital)
C’est le seul lieu où la législation du travail ne s’impose pas et où les salariés perçoivent des salaires de misère (punition supplémentaire ?)
C’est un endroit où les étrangers condamnés pour séjour irrégulier sur le territoire français peuvent travailler sans titre de séjour et d’autorisation de travailler. Ils cotisent à la sécu et ouvrent donc des droits !
On y découvre que les relations sexuelles sont interdites entre détenus (attention mitard !) mais où le personnel socio-éducatif et médical mets à disposition des mêmes détenus, des préservatifs au titre de la prévention du SIDA et autres maladies.
On y découvre aussi qu’un détenu attend plusieurs mois un rendez-vous avec le dentiste (un seul praticien, à temps partiel, pour des centaines de détenus). Désespérant et très douloureux quand le détenu a un abcès dentaire et plus particulièrement quand le détenu toxicomane a cessé de se défoncer du fait de l'incarcération.
Vous osez parler du public en détention ? L’administration, pour justifier les moyens qu’elle vous refuse, vous réponds que ce n’est pas du public mais des P.P.S.M.J. ( = Personnes Placées Sous Main de Justice, donc pas du public !)

J'y ai vu des hommes pleurer tous les jours. J'ai vu la détresse de la première incarcération, la violence, la haine, la maladie et surtout la maladie mentale, la peur, la solitude, les tentatives de suicide et la mort.
C’est là que j’ai pris rapidement conscience qu’un nombre non négligeable de détenus avaient été pris en charge par les services de protection de l’enfance, l’aide sociale à l’enfance, la DASS, l’assistance publique... Quoi qu’en disent mes collègues, je suis en accord avec ce qu’écrit le docteur BERGER dans son livre sur l’échec de la protection de l’enfance et ses conséquences (L’échec de la protection de l’enfance de Maurice BERGER - Editions Dunod, 2003)

Enfin, je confirme que voler un scooter peut coûter plus cher que de détourner des millions d’euros. Même constat si tu es blanc, bronzé ou noir : y’a une grande différence au tribunal.

En taule, j' ai rencontré des surveillants intelligents, quelquefois arrivés à ce travail un peu par hasard mais qui aiment leur job, respectueux des détenus tout en appliquant le règlement. Certains sont devenus des amis. J’ai aussi rencontré de nombreux sacrés salauds.
Bref, il y a de quoi largement écrire un livre.