Le lundi 26 avril 2010
Promenade dans la Somme
Bien joli département, situé entre l'Oise et le Pas-de-Calais.


Chine al' rederie d'Amiens (8h-17h = t'as plus de jambes !).
Toujours une très belle brocante comme on en trouve de moins en moins... sauf que les prix ne vont pas à la baisse.
Quelques bricoles chinées :

Le mardi 20 avril 2010
Couverture mouton
Dernier modèle du n°33 de Phildar mailles baby. (On admire toujours le mélange des couleurs).
Pour apprendre à faire le point de fourrure au crochet.
Pour apprendre à faire le point de fourrure au crochet.
Cliquez sur les explications pour les voir en plus grand.
Le samedi 17 avril 2010
Un petit train au crochet
Un petit train, crocheté il y a 8 ans, pour mon neveu. Le voici, pour vous.

Le mercredi 14 avril 2010
Bonnet vert
Mouaiff... là, j'avoue, j'ai un peu de mal. Je ne sais pas si c'est la couleur, la grosseur de la laine, la fleurette bleue et rose au milieu du vert ou bien l'ensemble. Mais, bon, on a le droit d'aimer.
Le lundi 12 avril 2010
Nom
Aujourd'hui, j'ai bénéficié d'un stage sur le nom et la filiation (merci patron!). Stage très intéressant pour faire le point sur mes connaissances et lacunes en matière de nom et de filiation surtout après 5 réformes pondues en 8 ans.
Du coup ça m'a rappelé ce petit billet que j'avais écrit, un jour, après m'être fait emmerder pour la nième fois par un fonctionnaire qui prétendait connaître parfaitement la législation en matière d'état civil, qui se la pétait ou plutôt pensait avoir un gros pouvoir, celui d'interpréter la loi à sa sauce en toute impunité.
Du coup ça m'a rappelé ce petit billet que j'avais écrit, un jour, après m'être fait emmerder pour la nième fois par un fonctionnaire qui prétendait connaître parfaitement la législation en matière d'état civil, qui se la pétait ou plutôt pensait avoir un gros pouvoir, celui d'interpréter la loi à sa sauce en toute impunité.
******
Mon nom, ton nom, son nom… (titre du billet)
C’est quoi un nom de jeune fille ? Et un nom d’épouse ?
Je ne connais et ne porte qu’un seul nom : celui qui figure dans mon acte ma naissance. C’est mon nom de famille. Tout simplement.
D’ailleurs j’aurais aimé porter le nom de ma grand-mère maternelle. Il a toujours sonné juste à mon oreille. Je le trouvais beau et doux (j'adorais ma grand-mère !)
Et puis c’est compliqué : un mariage et on change de nom sinon le petit mari pense qu’on ne l’aime pas tout à fait. Un divorce et hop, re-changement de nom (Et faut l’accord du gentil mari devenu tout d’un coup le pourri d’ex -mari, pour continuer à le porter. Les femmes justifient cela par « ça va perturber les enfants !»)
Tout au long de votre vie on vous appelle Madame Pierre DUCHEMOL et le pire c’est quand vous devenez Madame veuve Pierre DUCHEMOL. Vous y comprenez quelque chose à tout ça, vous ? Moi non.
Je n'ai jamais porté d'autre nom que mon nom de famille mais combien de fois ai-je dû me battre ,faire refaire ma carte de sécu, un bulletin de salaire, un arrêté de nomination, ma carte bancaire...
Combien de fois ai-je dû me justifier... surtout auprès de services administratifs : mais comment vous avez fait pour le garder ? Vous avez payé combien pour le garder ? Mais si vous ne voulez pas porter le nom de votre mari, alors pourquoi vous l'avez épousé ? (parce qu'il en a une grosse et que.... elle est devenue toute rouge avant que j'ai eu le temps de terminer ma phrase).
Et dès que je dois indiquer ma situation matrimoniale, hop, on change mon nom sans me demander mon accord et c'est la guerre.
Au fait, pour les hommes, de leur nom pourquoi ne dit-on pas que c'est un nom de puceau ?
Je ne connais et ne porte qu’un seul nom : celui qui figure dans mon acte ma naissance. C’est mon nom de famille. Tout simplement.
D’ailleurs j’aurais aimé porter le nom de ma grand-mère maternelle. Il a toujours sonné juste à mon oreille. Je le trouvais beau et doux (j'adorais ma grand-mère !)
Et puis c’est compliqué : un mariage et on change de nom sinon le petit mari pense qu’on ne l’aime pas tout à fait. Un divorce et hop, re-changement de nom (Et faut l’accord du gentil mari devenu tout d’un coup le pourri d’ex -mari, pour continuer à le porter. Les femmes justifient cela par « ça va perturber les enfants !»)
Tout au long de votre vie on vous appelle Madame Pierre DUCHEMOL et le pire c’est quand vous devenez Madame veuve Pierre DUCHEMOL. Vous y comprenez quelque chose à tout ça, vous ? Moi non.
Je n'ai jamais porté d'autre nom que mon nom de famille mais combien de fois ai-je dû me battre ,faire refaire ma carte de sécu, un bulletin de salaire, un arrêté de nomination, ma carte bancaire...
Combien de fois ai-je dû me justifier... surtout auprès de services administratifs : mais comment vous avez fait pour le garder ? Vous avez payé combien pour le garder ? Mais si vous ne voulez pas porter le nom de votre mari, alors pourquoi vous l'avez épousé ? (parce qu'il en a une grosse et que.... elle est devenue toute rouge avant que j'ai eu le temps de terminer ma phrase).
Et dès que je dois indiquer ma situation matrimoniale, hop, on change mon nom sans me demander mon accord et c'est la guerre.
Au fait, pour les hommes, de leur nom pourquoi ne dit-on pas que c'est un nom de puceau ?
Le dimanche 11 avril 2010
Minuit, l'heure du crime
Ours brun passait par là et n'a pu résister. Il a pris une photo de Cachou. Il est un peu plus de minuit. C'est le repos du guerrier.Gros plan de sa gueule (de chat-chat) :
Le samedi 10 avril 2010
Essai au tricot
Non, non, je ne suis pas pressée d'être grand-mère... Pas de psychologie de Monoprix, s'il vous plaît !C'est juste un essai au tricot (ma bête noire). Ce sont des chaussons pour le poupon Romuald qui en avaient assez d'être pieds nus. Il me l'a dit. Oui, oui, je parle aux baigneurs et poupées!
Essai au point mousse et ce n'est pas mal du tout. Longueur : 6 cm.
Essai au point mousse et ce n'est pas mal du tout. Longueur : 6 cm.
Le mardi 6 avril 2010
Chaussons crochetés
Chaussons couleurs chocs : du vert, du jaune et du orange.Crochet n° 3,5.
Le dimanche 4 avril 2010
Du bleu pour Pimprenelle
Pull au crochet filet. Coton n°8 de Phildar acheté il y a ... (je ne me souviens plus et Phildar ne le fait plus)... et crocheté avec un crochet n° 7, tout en mailles filet. Simple et très rapide. Et en plus, il plaît à Pimprenelle !Le vendredi 2 avril 2010
Thérèse en taule
J’ai aussi exercé en qualité de Thérèse pénitentiaire dans différentes prisons et un tribunal pendant de nombreuses années.
Passionnant, déroutant. Expérience inoubliable J’y ai vu des choses très dures. Ça passe ou tu te casses.
La crasse des cellules au tribunal et les prisons ; la honte de notre pays ? … je confirme.
Il y a un truc que ne pourra jamais montrer la télé au sujet des prisons, c'est l'odeur. L 'odeur de renfermé, de pisse et cette odeur de vieille serpillière usée jusqu'à la corde, qui sert à laver le sol, serpillière trempée et retrempée dans un seau d'eau tiédasse sans détergent parce que ça coûte trop cher. D'ailleurs j'ai toujours pensé que les images à la télé, ne montraient jamais l'état réel des prisons. Même la plus grande prison d'Europe parait propre ou alors on n'autorise les tournages que dans les lieux les plus clean.
La prison, c’est loin d’être le club Med comme l’imaginent les gens. D’ailleurs à ceux qui en sont persuadés, je leur suggère d’aller y faire un petit séjour voir si c’est si bien que cela et on en reparlera. On peut avoir une petite idée de l’espace en louant un studio cabine pour trois personnes à la montagne (la montagne en moins). Autre possibilité : louer une chambre à l'hôtel Formule machin et y vivre à 3 (à 4 c'est plus réaliste) pendant quelques jours sans sortir. Ne pas oublier de faire sa toilette devant les autres et pisser dans le lavabo. Pour la douche, c'est aussi à l'extérieur.
La prison, c’est le lieu par excellence où un primo délinquant apprends à faire toutes les conneries qui le ramèneront en taule. C’est surtout l’endroit où l’homme apprend la haine.
Les inégalités sociales de l’extérieur, tu trouves les mêmes à l’intérieur et accentuées par le lieu « fermé ».
Si tu n’as pas de sous, tu ne peux pas avoir la télé, t’acheter du Nes ou du papier cul (eh oui messieurs et mesdames, rien n’est gratuit, la télé non plus, elle est même plus chère qu’a l’hôpital)
C’est le seul lieu où la législation du travail ne s’impose pas et où les salariés perçoivent des salaires de misère (punition supplémentaire ?)
C’est un endroit où les étrangers condamnés pour séjour irrégulier sur le territoire français peuvent travailler sans titre de séjour et d’autorisation de travailler. Ils cotisent à la sécu et ouvrent donc des droits !
On y découvre que les relations sexuelles sont interdites entre détenus (attention mitard !) mais où le personnel socio-éducatif et médical mets à disposition des mêmes détenus, des préservatifs au titre de la prévention du SIDA et autres maladies.
On y découvre aussi qu’un détenu attend plusieurs mois un rendez-vous avec le dentiste (un seul praticien, à temps partiel, pour des centaines de détenus). Désespérant et très douloureux quand le détenu a un abcès dentaire et plus particulièrement quand le détenu toxicomane a cessé de se défoncer du fait de l'incarcération.
Vous osez parler du public en détention ? L’administration, pour justifier les moyens qu’elle vous refuse, vous réponds que ce n’est pas du public mais des P.P.S.M.J. ( = Personnes Placées Sous Main de Justice, donc pas du public !)
J'y ai vu des hommes pleurer tous les jours. J'ai vu la détresse de la première incarcération, la violence, la haine, la maladie et surtout la maladie mentale, la peur, la solitude, les tentatives de suicide et la mort.
C’est là que j’ai pris rapidement conscience qu’un nombre non négligeable de détenus avaient été pris en charge par les services de protection de l’enfance, l’aide sociale à l’enfance, la DASS, l’assistance publique... Quoi qu’en disent mes collègues, je suis en accord avec ce qu’écrit le docteur BERGER dans son livre sur l’échec de la protection de l’enfance et ses conséquences (L’échec de la protection de l’enfance de Maurice BERGER - Editions Dunod, 2003)
Enfin, je confirme que voler un scooter peut coûter plus cher que de détourner des millions d’euros. Même constat si tu es blanc, bronzé ou noir : y’a une grande différence au tribunal.
En taule, j' ai rencontré des surveillants intelligents, quelquefois arrivés à ce travail un peu par hasard mais qui aiment leur job, respectueux des détenus tout en appliquant le règlement. Certains sont devenus des amis. J’ai aussi rencontré de nombreux sacrés salauds.
Bref, il y a de quoi largement écrire un livre.
La crasse des cellules au tribunal et les prisons ; la honte de notre pays ? … je confirme.
Il y a un truc que ne pourra jamais montrer la télé au sujet des prisons, c'est l'odeur. L 'odeur de renfermé, de pisse et cette odeur de vieille serpillière usée jusqu'à la corde, qui sert à laver le sol, serpillière trempée et retrempée dans un seau d'eau tiédasse sans détergent parce que ça coûte trop cher. D'ailleurs j'ai toujours pensé que les images à la télé, ne montraient jamais l'état réel des prisons. Même la plus grande prison d'Europe parait propre ou alors on n'autorise les tournages que dans les lieux les plus clean.
La prison, c’est loin d’être le club Med comme l’imaginent les gens. D’ailleurs à ceux qui en sont persuadés, je leur suggère d’aller y faire un petit séjour voir si c’est si bien que cela et on en reparlera. On peut avoir une petite idée de l’espace en louant un studio cabine pour trois personnes à la montagne (la montagne en moins). Autre possibilité : louer une chambre à l'hôtel Formule machin et y vivre à 3 (à 4 c'est plus réaliste) pendant quelques jours sans sortir. Ne pas oublier de faire sa toilette devant les autres et pisser dans le lavabo. Pour la douche, c'est aussi à l'extérieur.
La prison, c’est le lieu par excellence où un primo délinquant apprends à faire toutes les conneries qui le ramèneront en taule. C’est surtout l’endroit où l’homme apprend la haine.
Les inégalités sociales de l’extérieur, tu trouves les mêmes à l’intérieur et accentuées par le lieu « fermé ».
Si tu n’as pas de sous, tu ne peux pas avoir la télé, t’acheter du Nes ou du papier cul (eh oui messieurs et mesdames, rien n’est gratuit, la télé non plus, elle est même plus chère qu’a l’hôpital)
C’est le seul lieu où la législation du travail ne s’impose pas et où les salariés perçoivent des salaires de misère (punition supplémentaire ?)
C’est un endroit où les étrangers condamnés pour séjour irrégulier sur le territoire français peuvent travailler sans titre de séjour et d’autorisation de travailler. Ils cotisent à la sécu et ouvrent donc des droits !
On y découvre que les relations sexuelles sont interdites entre détenus (attention mitard !) mais où le personnel socio-éducatif et médical mets à disposition des mêmes détenus, des préservatifs au titre de la prévention du SIDA et autres maladies.
On y découvre aussi qu’un détenu attend plusieurs mois un rendez-vous avec le dentiste (un seul praticien, à temps partiel, pour des centaines de détenus). Désespérant et très douloureux quand le détenu a un abcès dentaire et plus particulièrement quand le détenu toxicomane a cessé de se défoncer du fait de l'incarcération.
Vous osez parler du public en détention ? L’administration, pour justifier les moyens qu’elle vous refuse, vous réponds que ce n’est pas du public mais des P.P.S.M.J. ( = Personnes Placées Sous Main de Justice, donc pas du public !)
J'y ai vu des hommes pleurer tous les jours. J'ai vu la détresse de la première incarcération, la violence, la haine, la maladie et surtout la maladie mentale, la peur, la solitude, les tentatives de suicide et la mort.
C’est là que j’ai pris rapidement conscience qu’un nombre non négligeable de détenus avaient été pris en charge par les services de protection de l’enfance, l’aide sociale à l’enfance, la DASS, l’assistance publique... Quoi qu’en disent mes collègues, je suis en accord avec ce qu’écrit le docteur BERGER dans son livre sur l’échec de la protection de l’enfance et ses conséquences (L’échec de la protection de l’enfance de Maurice BERGER - Editions Dunod, 2003)
Enfin, je confirme que voler un scooter peut coûter plus cher que de détourner des millions d’euros. Même constat si tu es blanc, bronzé ou noir : y’a une grande différence au tribunal.
En taule, j' ai rencontré des surveillants intelligents, quelquefois arrivés à ce travail un peu par hasard mais qui aiment leur job, respectueux des détenus tout en appliquant le règlement. Certains sont devenus des amis. J’ai aussi rencontré de nombreux sacrés salauds.
Bref, il y a de quoi largement écrire un livre.
